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Une nouvelle publication sur l’évolution des régimes de brassage des lacs français
Des résultats du projet SECCELA ont été publiés en début d’année dans la revue Climatic Change. Le projet SECCELA du Pôle R&D ECLA avait pour but de mieux caractériser la réponse des plans d'eau au changement climatique.L'étude en question a caractérisé les régimes de brassage de 170 plans d’eau en France sur une période de 60 ans, et a évalué l’existence d’éventuels basculements dans les régimes de brassage dominants au cours du temps.Enjeux de l'étudeLe réchauffement climatique a de nombreux impacts sur le fonctionnement des écosystèmes lacustres, et de nombreux processus peuvent être reliés à la température des masses d'eau. Les différences de température entre couche de surface d'un lac (épilimnion) et couche de fond (hypolimnion) conditionne notamment le mélange des eaux (brassage). Sous l'effet du changement climatique, les couches de surface se réchauffent, se qui peut limiter les phases de brassage selon les plans d'eau. Cette étude calcule et analyse les régimes de brassage de 170 plans d'eau en France hexagonale. C'est la première étude à cette échelle, et elle propose une catégorisation des régimes de brassage mais aussi une caractérisation de l'impact du changement climatique (réchauffement) sur ces mélanges.Une meilleure connaissance des régimes de brassage permet de mieux contraindre le fonctionnement des plans d'eau et leur éventuelle réponse au réchauffement climatique.MéthodeL’analyse repose sur le jeu de données LakeTSim (Sharaf et al., 2023), développé et publié par la même équipe en 2023. LakeTSim fournit des chroniques de températures simulées de l’épilimnion (couche de surface) et de l’hypolimnion (couche profonde) des lacs. Le recours à la modélisation constitue un atout majeur lorsque les données de terrain sont inexistantes ou peu fréquentes, comme c’est souvent le cas dans le cadre des suivis réalisés au titre de la Directive Cadre sur l’Eau.Dans le cadre de cette étude, seules les simulations issues du mode calibré du modèle ont été utilisées (voir section “Pour aller plus loin” en bas de cette page). Ce choix s’explique par des incertitudes plus élevées pour les lacs dépourvus de données in situ, en particulier pour l’épilimnion, soulignant ainsi l’importance des observations de terrain. Les régimes de brassage annuels ont ainsi pu être calculés pour 170 lacs sur la période 1959–2019. Dans un second temps, la période d’étude a été scindée en deux sous-périodes de 30 ans (1959–1988 et 1989–2019). Les régimes de brassage dominants ont été déterminés pour chacune de ces périodes. Les lacs aux régimes de brassages « constants » (le même régime de brassage est calculé sur l’ensemble de la période) ont été différenciés des lacs aux régimes de brassage « marginaux » (au moins deux régimes de brassage observé sur la période donnée). Enfin, les régimes de brasages dominants ont été comparés entre les deux périodes afin d’identifier d’éventuels changements.Résultats principauxAlors qu’un régime de brassage unique est communément attribué à un lac (régimes de brassages “constants”), les résultats confirment que certains lacs peuvent présenter des régimes de brassage variables d’une année sur l’autre (régimes de brassages “marginaux”), ce qui avait souligné par des travaux dans la communauté internationale .Néanmoins, de manière générale, la proportion de lacs présentant des régimes de brassages “marginaux” a diminué entre les deux périodes, et la proportion du régime dominant a augmenté.Sur la période 1959–1988, 55 % des lacs étaient monomictiques chauds, 30 % polymictiques et 15 % dimictiques, avec 57 % des lacs étaient classés dans le groupe des lacs aux régimes de brassage “marginaux” (contre 44% sur la seconde période).Seuls 6 % des lacs ont connu un basculement de leur régime de brassage dominant entre les deux périodes étudiées. Les lacs ayant changé de régime (6 %), tous situés à basse altitude (< 800 m) en France centrale et nord-est, sont passés d’un régime dimictique à monomictique chaud, représentant 77 % des lacs dimictiques de basse altitude.Les lacs étudiés montrent un réchauffement généralisé de l’épilimnion, plus rapide que celui de la température de l’air.Les lacs ayant montré un basculement de régime de brassage dominant ont connu un réchauffement plus marqué de l’épilimnion (0,25 °C/décennie) que les lacs n’ayant pas changé de régime (0,2 °C/décennie), ainsi qu’une augmentation de la stabilité thermique et du gradient de densité.Les lacs de haute altitude sont restés dimictiques, avec un réchauffement plus modéré de l’épilimnion et une diminution spécifique du rayonnement solaire hivernal, sans changement significatif du gradient de densité.Ces résultats apportent de nouveaux éléments sur la dynamique des régimes de brassage des lacs français sur six décennies, avec des implications importantes pour la compréhension des impacts écologiques du changement climatique et pour l’orientation des stratégies de gestion. À l’avenir, une réduction du brassage est attendue dans les lacs dimictiques, en particulier ceux de basse altitude.Pour aller plus loinLire l'étude complèteSharaf et al., 2026 https://link.springer.com/article/10.1007/s10584-025-04095-zModèle OKPLMLe modèle semi-empirique OKPLM (Ottosson-Kettle-Prats Lake Model ; Prats & Danis, 2019) permet de simuler les températures de l’épilimnion et de l’hypolimnion à partir d’un nombre limité de paramètres morphométriques (latitude, altitude, profondeur maximale, surface, volume) et de données de forçage climatique (température de l’air et irradiance solaire). Deux modes de calibration sont possibles :un mode par défaut, sans données supplémentaires,un mode calibré, intégrant des données de température in situ afin de réduire les incertitudes.Cette approche permet de produire des chroniques de température pour des lacs peu ou pas instrumentés (Sharaf et al., 2023)Jeu de données LakeTSimSharaf et al., 2023 https://essd.copernicus.org/articles/15/5631/2023/Visualisation des donnéesLes données par lac sont disponibles à la visualisation sur le https://geo.ecla.inrae.fr/maps/acceuil-map#project
Publié par Rosalie Bruel le 19/01/2026.
Atlas des diatomées des plans d’eau français - Janvier 2026
La Directive Cadre Européenne sur l’Eau (DCE) impose le suivi qualitatif des plans d’eau identifiés comme des masses d’eau nécessitant une surveillance. Afin d’élaborer un nouvel indice biologique à partir du phytobenthos lacustre, une importante campagne d’échantillonnage et de détermination de diatomées benthiques a été réalisée sur 93 lacs français à partir de 2015.Les laboratoires d’hydrobiologie régionaux de l’OFB ont grandement contribué à ce recueil de données en suivant une méthode expérimentale proposée par INRAE pour la partie prélèvements et la norme AFNOR NF T90-354 pour la partie analyse en microscopie optique.A partir des échantillons collectés pour établir les listes floristiques, de nombreuses planches photographiques ont été réalisées afin d’étudier les différentes populations de diatomées. Les taxonomistes du Luxembourg Institute of Science and Technology et du Jardin Botanique de Meise ont apporté leur expertise sur les identifications et ont pu les compléter par des photographies en microscopie électronique.L’Atlas des diatomées des plans d’eau français établi par les diatomistes de l’OFB rassemble sous la forme de fiches taxonomiques les illustrations réalisées dans le cadre de cette campagne exceptionnelle dans le but d’apporter une aide aux opérateurs en charge de la mise en œuvre de l’Indice Biologique Diatomées Lac (IBDL) qui a pu être établi en 2023 par INRAE grâce aux échantillons ici présentés.Atlas des diatomées des plans d’eau français disponible et téléchargeable ici.       
Publié par Pôle R&D ECLA – Texte de R. CHAVAUX (Laboratoire d'hydrobiologie) le 13/01/2026.
Deux étangs équipés dans la région Haut-de-France dans le cadre du RNT plans d’eau - Novembre 2025
Le Réseau National de suivi de la Température des plans d’eau vise à suivre les trajectoires de réchauffement des plans d’eau français dans un contexte de réchauffement climatique. Les plans d’eau intégrés au réseau sont représentatifs de typologies, d’enjeux biodiversité, ou d’usages particuliers.En novembre 2025, deux étangs de la région Haut-de-France ont été équipés selon le protocole du réseau : deux capteurs enregistrent à profondeur fixe et à pas de temps horaire la température. L'équipement de ces deux plans d'eau a été assuré par le Service régional connaissance de la Direction régionale Hauts-de-France de l'OFB.Ces deux étangs (Vignoble et Romelaëre) sont déjà suivis dans le cadre de la Directive Européenne Cadre sur l'Eau (2000/06/CE) pour plusieurs paramètres : poissons, macroinvertébrés, phytoplancton, chimie. Les données précises de température qui seront générées permettront de préciser l'état de ces deux étangs en caractérisant le régime thermique des plans d'eau.A l'issue de la première relève des données et lorsque celles-ci seront validées puis bancarisées, les séries temporelles de température seront accessibles via le tableau de bord “thermie” du pôle R&D ECLA.Plus d’informations sur le réseau : https://poleecla.fr/reseau/thermie Déploiement d'un dispositif de suivi de la température in-situ sur l'étang du Vignoble (59)
Publié par Rosalie Bruel, Bilal Ajouz le 27/11/2025.
Annonce de webinaire – Suivi haute-fréquence de la température des plans d’eau en France – 5 décembre 2025
Participez le vendredi 5 décembre 2025 au webinaire sur le suivi de la température des plans d’eau à haute-fréquence🌡️Lien d'inscription🌡️Le webinaire se tiendra entre 13h30 et 16h30 le 5 décembre 2025 (programme en bas de page).  Un lien de connexion sera partagé aux inscrits quelques jours auparavant.Tendances long-terme : Réchauffement des plans d'eau du territoire mis en évidence par des travaux de modélisation (Sharaf et al, 2023)Les plans d’eau sont des écosystèmes particuliers qui rendent nombreux services écosystémiques (réserve et refuge de biodiversité, ressource en eau potable, production hydroélectrique, tourisme, pêche, etc.). Leur fonctionnement et leur état est étroitement lié au climat et aux activités anthropiques. Dans un contexte de changement climatique, il est essentiel de pouvoir caractériser la réponse des plans d’eau (amplitude, direction) afin d'anticiper leur trajectoire.La température est un paramètre clé fortement corrélé au fonctionnement (stratification, brassage) et à la disponibilité en habitats (températures seuils, solubilité de l’oxygène) des plans d’eau. Il s’agit d’une donnée de base pour les gestionnaires et les scientifiques pour comprendre l’état d’une masse d’eau.Le Réseau National de suivi de la Température des plans d’eau (RNT plans d’eau) a pour ambition de fournir des données de qualité à haute-fréquence pour caractériser la trajectoire thermique des plans d’eau face au changement climatique. Le RNT plans d’eau est animé par le Pôle R&D ECLA et réunit des acteurs variés de la gestion et de la connaissance des écosystèmes lacustres. Le vendredi 5 décembre 2025, le Pôle R&D ECLA organise un webinaire sur le suivi de la température des plans d’eau à haute-fréquence. Au programme : Rappel des objectifs du Réseau National de suivi de la Température des plans d’eau (RNT plans d’eau), Présentation du protocole de suivi in-situ, Exposé du travail en cours autour de la gestion des données (dépôt, contrôle, sécurisation et accès),Échanges entre producteurs de données sur les prochaines étapes pour améliorer le partage d’outils et de connaissances.Au-delà des ambitions propres du réseau, le Pôle R&D ECLA propose à toute structure ou réseau en charge de suivis d’utiliser les outils développés pour le RNT plans d’eau. Ainsi, toute personne intéressée par des informations sur le suivi haute-fréquence des plans d'eau et/ou volontaire pour contribuer à une dynamique nationale autour de ces questions, est invitée à s'inscrire au séminaire.🌡️Lien d'inscription🌡️ Pourquoi participer ?L’acquisition de données in situ à haute-fréquence représente une avancée majeure pour la caractérisation de la dynamique des écosystèmes lacustres, et leur réponse aux changements climatiques (réchauffement, événements extrêmes). Les enjeux de suivi, stockage, validation, sécurisation et interprétation des données rencontrés sont partagés par toute structure responsable d’un suivi, ou avec la volonté d’en initier.💡 Les outils et solutions sur lesquelles nous travaillons ont vocation à être mis à disposition de la communauté. Venez vous renseigner et évaluer si une synergie plus large autour du suivi haute-fréquence des plans d’eau est possible entre nos réseaux. Programme Organisation et intervenants : Rosalie Bruel, Tiphaine Péroux, Nathalie Reynaud, Thierry Tormos, Julien Roes.Modalité de connexion : un lien zoom sera partagé quelques jours avant le webinaire.Session 1 : Contexte et protocoles de suivi de la température13h30 – Accueil et présentation des objectifs du séminaire 13h45 – Le suivi de la température en France  Pourquoi suivre la température des plans d'eau ? Brève historique et présentation des résultats du recensement 2024 sur les acteurs producteurs de données.14h10 – Rappel sur le protocole RNT  Différentes configurations d’équipement de plan d’eau —protocole du RNT plans d'eau 🔗 (plan d’eau naturel non marnant, plan d’eau en Espace Naturel Protégé, risque de vandalisme, petit étang, etc.) — et les bons réflexes à avoir (programmation capteurs, etc.). 14h25 - Questions Session 2 : Gestion des données14h35 – Gestion des données : validation et sécurisationAnticiper la bancarisation — Les prérequis pour une bonne bancarisation : Nom de station, profondeur, création de stations, interlocuteur SANDRE, etc.Validation des données : LAQ, présentation de l’application (point de vue utilisateur) — Liste des fonctionnalités et démonstration.Sécurisation des données : présentation de la bd-thermieComprendre les liens entre ce qui a été demandé dans l’application de bancarisation et ce que stocke la base de données.Comprendre les choix sur la base de données (SANDRIFication).Modalités d’accès à cette donnée (e.g., prévoir une vue par réseau pour l'accès).15h15 – Accès aux données Depuis la base de donnéesDepuis le geo ecla et le dashboard thermie 15h30 – Temps d’échanges L'opportunité de discuter des prochaines étapes : sélection de nouveaux plans d'eau à équiper, intégrer des données existantes à la base de données, calculs d'indicateurs.16h30 – Fin du webinaireVariations inter-annuelles : Moyennes annuelles de température des couches 0,5-15 m, 15-30 m, et 30-60,5 m sur le lac de Sainte-Croix (04) suivi dans le cadre du RNT plans d'eau. Variations intra-annuelles : Le suivi en continu (et le long de la colonne d'eau pour les plans d'eau les plus profonds) permet de caractériser finement la réponse thermique du plan d'eau en fonction de la météo. Ici, la température mesurée par le dispositif du lac de Sainte-Croix (04) en 2018, 2021 et 2022. En été, la surface se réchauffe et des températures records ont été enregistrées en 2022 dans la couche de surface.            Pour plus d’informations sur le RNT plans d’eau : https://poleecla.fr/reseau/thermie 
Publié par Rosalie BRUEL le 18/08/2025.
Appel à données zooplancton pour les plans d’eau français
Dans le cadre du projet CLIMEULAC, s’inscrivant au sein du Pôle R&D ECLA, un appel à contributions pour recueillir des données sur le zooplancton des plans d’eau français est lancé. L'objectif est de mieux comprendre les effets combinés de la température et des nutriments sur la biodiversité lacustre, en reconstituant les réseaux trophiques à partir de 4 compartiments biologiques suivants : phytoplancton, zooplancton, macro-invertébrés et poissons.Le zooplancton, bien que central dans les chaînes alimentaires aquatiques, est encore peu documenté dans les suivis réglementaires (ex. DCE). C’est pourquoi cet appel à contribution est lancé. Venez partager dans le cadre de ce projet vos données existantes. Comment contribuer ?Deux options s’offrent à vous :Option 1 - Compléter un tableur structuréFichier au format standardisé français et anglais avec onglets pour les auteurs, les plans d’eau, les stations d’échantillonnage et les données d’abondance/taxonomieUn fichier exemple rempli est également fourni pour vous guider au formatageTélécharger et remplir en priorité les onglets de couleur verte (les autres si possible)Renvoyer le fichier par email à tom.reveillon@inrae.fr et arnaud.sentis@inrae.frLien vers le fichier contenant les fichiers ici. Ce dossier contient les fichier ZOO_modele et ZOO_exemple en français et en anglais.Option 2 - Transmettre vos données brutesDe préférence accompagnées d’un onglet décrivant la structure et les métadonnéesIl est conseillé de consulter le tableur standardisé pour vous assurer que les informations clés y figurent A quoi serviront vos données ?Les données alimenteront une base nationale sur la biodiversité fonctionnelle et structurelle des lacs, couvrant un large gradient environnemental. Elles seront utilisées pour :Reconstruire les réseaux trophiques lacustres complexes ;Analyser les réponses des communautés au changement global ;Publier des travaux scientifiques collaboratifs. Quels retours pour les contributeurs ?En contrepartie de votre participation, il vous est proposé :Un accès prioritaire à la base de données taxonomique et fonctionnelle complète ;Une possibilité de co-autorat sur les publications scientifiques issues de vos données ;Un retour individualisé sur votre ou vos plans d’eau : comparaison aux tendances nationales, positionnement écologique ou autre.Merci pour votre contribution à ce projet collectif. Pour toute question ou aide au formatage des données, n'hésitez pas à contacter : tom.reveillon@inrae.fr et arnaud.sentis@inrae.frTom Réveillon, Christine Argillier, Martin Daufresne, Victor Frossard, Christophe Laplace-Treyture, Nathalie Reynaud, Serena Rasconi, Rosalie Bruel et Arnaud Sentis
Publié par Tom REVEILLON et Arnaud SENTIS le 02/07/2025.
Retour Journée scientifique GIS Cyanobactéries – mai 2025 (Bordeaux)
La journée technique organisée, le 20 mai 2025 à Bordeaux, par le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) a eu pour objectif de rassembler une large communauté de chercheurs travaillant sur les cyanobactéries et de gestionnaires francophones. Cette journée a réuni près de 200 personnes (75 en présentiel et plus de 120 en distanciel). Elle a permis des échanges scientifiques et opérationnels autour de présentations orales ainsi que lors des temps de discussions.La thématique portait, cette année sur les cyanobactéries benthiques et cherchait à apporter des éléments de réponse à la question suivante : « Où en sommes-nous sur les cyanobactéries benthiques ? ».En effet, dans le Sud-Ouest de la France, mais pas seulement, bon nombre de plans d’eau et de tronçons de cours d’eau font l’objet d’activités humaines (p.ex. pêche, chasse, baignades, activités nautiques, etc.). Certains de ces milieux aquatiques servent aussi d’alimentation en eau potable. Cependant, ils subissent parfois, de manière régulière ou occasionnelle, des développements de cyanobactéries benthiques potentiellement toxiques qui peuvent être massifs. Ces dernières peuvent limiter tout ou partie des usages de ces milieux (p.ex. présence de toxines, tapis algal, etc.) et entrainer des mortalités animales (animaux de compagnie et faune sauvage). Il s’avérait donc important de comprendre les mécanismes contribuant à ces proliférations, de connaitre les risques toxiques, d’être tenu informé des évolutions de la règlementation quant à leur surveillance et à leur gestion, mais aussi de s’informer sur de nouvelles pistes de monitoring, de savoir comment analyser les algues et les toxines, etc. Cette journée de colloque a visé à favoriser les échanges sur ces différents points, à profiter de retour d’expérience de gestionnaires et à mieux appréhender les attentes de ces derniers.Accès aux présentations et aux vidéos de la journée ici.Il s'est suivi 2 jours de colloque scientifique du nouveau réseau eTox : efflorescences toxiques à l'heure de l'anthropocène. Afin de marquer le démarrage du nouveau réseau thématique CNRS, eTox : efflorescences toxiques à l'heure de l'anthropocène, 2 journées de colloques à destination des scientifiques et des étudiants ont eu lieu les 21 et 22 mai 2025. Ces journées ont réuni environ 65 participants venant de différents établissements et laboratoires de recherche du monde marin (Ifremer, universités) et du monde d'eau douce (MNHN, INRAE, Universités, ISARA, etc).  Elles ont été l'occasion de partager les dernières avancées de la recherche sur les cyanobactéries et les algues toxiques, tout en favorisant les présentations réalisées par les étudiants (stagiaires de master, doctorant). Programme du colloque ici.
Publié par Christophe LAPLACE-TREYTURE le 20/06/2025.
Deux étangs de la Fondation Pierre Vérots équipés dans le cadre du RNT plans d’eau - Mars 2025
Le Réseau National de suivi de la Température des plans d’eau vise à suivre les trajectoires de réchauffement des plans d’eau français dans un contexte de réchauffement climatique. Les plans d’eau intégrés au réseau sont représentatifs de typologies, d’enjeux biodiversité, ou d’usages particuliers.En mars 2025, deux étangs de la Fondation Pierre Vérots, située sur le plateau de la Dombes (01), ont été équipés selon le protocole du réseau : deux capteurs enregistreront à profondeur fixe et à pas de temps horaire la température. Associées aux données de suivi de niveau des étangs, ces données permettront de calculer des métriques, dont les variations à l’échelle annuelle et sur les décennies à venir permettront d’améliorer les connaissances sur la réponse des plans d’eau au changement climatique.Les spécificités des étangs de la Fondation concernent leur position (en chaine), et leur mode de gestion (assec régulier). Ces deux étangs rejoignent un réseau de près de 30 plans d’eau, du lac de Serre-Ponçon (plus grande retenue de France) au lac de Grand Lieu (le plus grand lac naturel de plaine en France, en superficie), en passant par le lac du Pavé (Parc National des Écrins, le plus haut lac du réseau à 2841 m). Plus d’informations sur le réseau : https://poleecla.fr/reseau/thermie Plus d’informations sur le Fondation Pierre Vérots : www.fondation-pierre-verots.fr 
Publié par Rosalie Bruel le 02/04/2025.